03/03/2007

WESTMALLE TRAPPIST TRIPEL (94/100)

Westmalle Trappist Tripel, Alc 9,5 % vol, 33cl, 28/12/2008 (94/100*)

C'est sciemment que j'ai choisi de commencer cette revue des bières belges par la Triple Westmalle! C'est une bière de dégustation, mais qui a su conserver beaucoup de fraîcheur et de digestibilité, grâce à un houblonnage sans concession. J'ai du en boire, avec des amis ou seul, comme apéritif ressourcant après une journée chez Inbev, des hectolitres. Je vous rassure, c'est bien sur 25 ans. Mais je me demande quand même si je n'en ai pas bu, au total, un brassin complet ;-). Enfin, quand on aime on ne compte pas hein!

La bouteille que j'ouvre aujourd'hui est datée du 28/12/2008, non je ne voyage pas dans le temps, c'est la date de péremption. Puisque la bière est achetée récemment, facile d'en déduire que sa période de conservation est de 2 ans et que celle-ci a donc été soutirée (mise en bouteille) le 28/12/2006. Elle a donc seulement 2 mois de bouteille.

Je préfère me servir la bière fraîche et la laisser gentiment se réchauffer dans le verre afin de suivre l'évolution des arômes. Celle-ci sort du frigo à environ 6°C. Dès l'ouverture, rien qu'en versant gentiment la bière dans le verre ad hoc (pas de verre INAO cette fois) afin de créer un beau col de mousse, des arômes puissants de banane bien mûre et d'ananas viennent titiller mes narines. C'est bien de la Westmalle Triple!

La robe est un peu plus dorée que dans mes souvenirs (mais pas autant que sur la photo;-), la mousse se forme magnifiquement, constituée de petites bulles solidement accrochées les unes aux autres.

westmaelle

La première gorgée laisse percevoir, en plus des arômes fruités, des notes intenses d'agrumes (citron confit, pamplemousse), guidées vers mes neurones olfactifs par une saturation en CO2 millimétrée. La bouche est puissante, savoureuse, avec du corps; un corps relativement moelleux, bien soutenu par une amertume épurée, non contaminée par du sucre résiduel (la plaie que doivent subir beaucoup de bières actuelles). La finale, un peu plus courte qu'attendue, est encore sur cette amertume digne, filant vers le zeste d'orange, l'abricot sec et un peu de réglisse. Les gorgées se succèdent avec plaisir et cernent petit à petit la complexité.

Au réchauffement, des notes un peu plus lourdes de fruits secs, de fleurs séchées et de foin prennent le pas sur le fruité opulent. Il ne faut pas dépasser, à mon avis les 10°, pour la boire, mais c'est tellement bon qu'on ne lui en laisse pas le temps.

Verdict: 94/100, le haut de gamme! Mais comme je suis exigeant, j'aurais aimé un peu plus de longueur, et un peu plus de complexité ou de fraîcheur au réchauffement. Il parait que la recette n'a pas évolué en 50 ans, difficile à vérifier, mais ce qui est sûr, c'est que c'est un vrai patrimoine brassicole à préserver et qu'il ne faut pas la modifier pour moi;-). Juste peut-être quelques touches à ajusterdans le procédé. Mais passons, cette bière est un exemple, et probablement LA référence dans sa catégorie. Ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle "la mère de toutes les triples"! Pour en savoir plus sur l'abbaye et leurs bières visitez le Site de l'abbaye de Westmalle

Santé!

10:48 Écrit par Laurent dans Belgian Beers | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

westvleteren et tu as encore des Westvleteren....? Moi oui ;-)

Écrit par : Fabien | 04/03/2007

Fabien, j'espère que tu m'en gardes une de chaque ;-)

Écrit par : Laurent | 06/03/2007

Quel billet exceptionnelle, j'ai déniché ce que on cherchais, tout en vous remerciant bon weekend.

Écrit par : bonus paris sportifs | 12/05/2014

WOW, ça c'est un bon produit, que et je vous laisse tout de suite un commentaire

Écrit par : paris france honduras | 12/06/2014

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