12/09/2007

MICHAEL JACKSON

Michael Jackson, le "beer hunter", le Robert Parker de la bière, est décédé fin août et je ne l'ai appris, par hasard, que très récemment. C'est probablement l'auteur le plus prolifique sur la bière, c'était aussi un vrai passionné, amateur et buveur de bière. Il appréciait beaucoup nos bières nationales et a sans doute beaucoup fait pour leur réputation en Angleterre, aux Etats Unis et dans le monde. Etonnant et dommage que sa disparition n'ait pas été plus médiatisée chez nous. Il a aussi donné ou redonné à la bière ses lettres de noblesse en la mettant sur le même pied gustatif que le vin ou le whisky. Cette disparition m'attriste et mes pensées l'accompagne.

Un toast lui sera porté le 30 septembre à 21 heures. Pour sûr nous lui rendrons aussi cet hommage. L'occasion aussi de faire un geste pour sa fondation et la recherche contre la maladie de Parkinson.

michaeljackson

Peu avant son décès, deux journalistes l'avaient rencontré, une "interview" émouvante que je vous recommande.

Souhaitons aussi que les bières belges, lui fassent honneur pendant longtemps et ne se reposent pas sur leur lauriers comme certaines ont un peu tendance à le faire. L'initiative Bruxellensis, rassemblant les "bières de caractère"" est certainement un pas dans la bonne direction

22:27 Écrit par Laurent dans News | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/09/2007

BIERES de CARACTERE

Amateurs de bière, je veux dire de vrai bière, avec du houblon et donc de l'amertume, avec de l'acidité et surtout sans sucre écoeurant, et puis sans multiples chipotages, voici un petit festival à ne pas louper. Je n'y serai hélas pas, chasse aux champignons oblige, mais franchement, allez-y! Il s'agit du festival Bruxellensis et il aura lieu ce week-end :

Les 8 et 9 septembre 2007,

aux Glacières de Saint-Gilles, rue de la Glacière 18, 1060 Bruxelles

Le samedi 8, de 12h à 23h

Le dimanche 9, de 12h à 21h

Plus d'infos aussi

Quelques unes de mes bières préférées y seront, les incontournables Dupont et Cantillon, mais aussi les très prometteuses Rulles et Guldenberg.

Tiens et tant que j'y suis, allez faire un tour sur un blog qui en parle et qui a l'air bien sympa, le tram33, une balade dans Bruxelles pour un campagnard comme moi, sans les bouchons et ni pollution, je suis preneur ;-)

18/07/2007

PATIENCE!

Oui, comme à soeur Anne, vous pourriez me dire "ne vois tu rien Venise";-)je vous comprend, un peu de patience, le blog va rebondir dans une nouvelle version en septembre, en attendant, celui ci va ronronner vaille que vaille jusque là avec quelques articles pourtant intéressants concernant Venise et son EBC (enfin!), et nos fameuses bières d'abbaye, Stay Tuned!

00:05 Écrit par Laurent dans News | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/05/2007

EBC 1: BIERES d'ITALIE

Pour commencer, une petite revue des bières qui étaient à notre disposition pendant ces 4 jours. Les principales avaient leur stand et étaient disponibles à la pression. J'ai pu déguster et redéguster ces bières suffisamment que pour pouvoir les commenter précisememnt et même le reconnaître à l'aveugle.Voici sonc cette petitze synthèse dans un ordre croissant, à mon sens, de qualité.

Theresianer

http://www.theresianer.com/inglese/index.html 61 pointsSituée à Trévise, affichant un âge vénérable de plus de 2 siècles (1766), c'est le petit poucet de la série, puisque seulement 25 000 hl sont produit chaque année. La premium lager qui nous était offerte est une bière à l'ancienne, respectant la loi de pureté allemande, qui impose de n'uttiliser que du malt, de l'eau, du houblon et de la levure. Le procédé est aussi anachonique avec une maturation de la bière de près de deux semaines. Pur malt, c'est une bière qui a de la mâche, beaucoup de corps, mais qui hélas paraît un peu trop rustique en raison de la présence de notes oxydatives et d'une amertume astringente. Dommage.Poretti (55-71)La bière dégustée le premier jour se présentait bien, légèrement fuitée, corps honnête, peyiye astringence pas désagréable, ce qu'on attend d'une pils rafraîchissante. Hélas, les autres jours, des arômes d'égoûts étaient franchement dominant et la rendait presqu'imbuvable.Becks (63 points)On revient à une autre pur malt, mais produite à une échelle incomparable. Je connais très bien cette bière qui est mainteannt dans le giron belgo-brésilien d'Inbev. Si la brasserie est probablement le "state of the art" en matière technologique, on est loin deretrouver cela dans le verre. Elle possède une dominante de rhubarbe-pomme verte due à la présence important d'acetaldehyde qui masque l'arôme de malt et de houblon. La deuxième remaprque concerne l'amertume et l'astringence qui sont à mon avis peu élégantes. Dommage également.Nastro Azzuro 65Presqu'une bière de table tellement c'est dilué, on se rapproche des lager américaines. Ok si vous n'aimez pas l'eau. Sans défaut si ce n'est l'absence de matières premières, mais le style est voulu.Heineken 70Avec heineken, pas de surprises, elle est d'une régularité presqu'infaillible. mais il faut aimer, les esters, ces esters qui apportent du fruit typé banane, mais également cette note de bonbon anglais parfois un peu écoeurante. L'amertume fait le service minimum, on cherche vainement un arôme de houblon, sans succès. Mais c'est sans défaut.Peroni 71La brasserie appartient au géant SAB-Miller. Plus équilibrée que la Heineken, mais pour amateurs de bière légère. Du fruit, peu de malt, peu d'amertume, mais sans défaut.Moretti 77Rachetée il y a quelques temps par Heineken, la bière en porte la marque en raison de son fruité dominant. Mais c'est moins ecoeurant que la Heineken. Bien équilibrée en bouche, avec une amertume peu marquée mais présente, elle se boit avec plaisir.

21:26 Écrit par Laurent dans News | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/05/2007

SCIENCE à VENISE

Tous les deux ans, ce que compte l'Europe mais aussi le monde (pas mal de japonais et d'américains cette année) de "scientists" ou scientifiques (on ne dit plus "savant" en français;-) se réunit dans un endroit pas trop moche afin de partager le résultat de ses dernières recherches. J'ai participé à mon pemier EBC en 1989, comme "PhD student", partageant ma chambre avec un autre assistant (tu te souviens Pablo;-), et ensuite j'ai suivi l'EBC ou "European Brewery Convention" dans sa transhumance de Lisbonne, à Prague, de Bruxelles à Dublin, en passant par Cannes où nous avons pu fouler le fameux tapis rouge. Enfin, rassurez vous, la science attire moins les photographes que les starlettes;-). Cette année, direction le Bruges du Sud, Venise! Je vais vous conter, au cours de quelques interventions successives, les divers aspects ON et OFF de ce genre de manifestation. Celui-ci fut un bon cru et pas seulement parce que le département brasserie de l'université pour la quelle je travaille avait 6 posters scientifiques sélectionnés, ce qui est tout de même très remarquable. De la science, me direz vous, quelle barbe! Rassurez vous, ce ne sera pas mortel, pas question de faire ici un remake du film de Visconti. Ok, déjà quelques photos pour se mettre dans l'ambiance.

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08:23 Écrit par Laurent dans Events | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/04/2007

MOINETTE et VIGNERONS

Au programme du Marché de Printemps bio de l'Odyssée, il y avait, le dimanche, pour tout les courageux, une visite de brasserie. J'avais choisi la brasserie Dupont, qui brasse plusieurs de mes bières préférées, les Moinette et Saison Dupont et qui le fait en partie en bio. C'est encore assez rare pour être souligné, les mondes du bio et de la brasserie sont encore hélas très, très éloignés. On ira même jusqu'à dire que le bio est plutôt mal vu, quelle ouverture d'esprit chez nos meilleurs brasseurs ;-).

Rendez vous était donc pris dans le petit village de Tourpes avec Olivier Dedeycker, maître brasseur et gérant de la brasserie. J'avais le plaisir d'être accompagné par deux vignerons survivants, René Mosse et Pascal Perret du Mas Lumen, ainsi que par quelques amis.

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Olivier nous gratifiera d'une visite très didactique, aux infos claires et précises, et avec beaucoup d'ouverture dans la discussion. La plus belle pièce de la brasserie, c'est la salle de brassage et cette superbe cuve filtre en fonte martelée datant du XIX éme siècle. Une pièce de musée, mais qui fonctionne encore toujours et sans laquelle la Moinette ne serait plus tout à fait la même, probablement pas moins bonne, mais plus la même...

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Les cuves d'empatage et d'ébullition, en cuivre, cette dernière (à droite) étant encore chauffée à nu.moin17Olivier nous raconte avec passion l'impact que peuvent avoir quelques détails sur la qualité de la bière. Ici une vanne, là une pompe, et la qualité, ou plutôt les caractéristiques de la bière changent. L'ambition étant de garder à sa bière son caractère, tout en améliorant sa qualité (ou régularité), mais sans tomber dans le travers de la bière technique, ans défaut, stable mais sans vie ni émotion! Un bel exercice de funambule ou comment savoir jusqu'où ne pas aller trop loin. Ce qui est sûr, c'est qu'il n'y a aucune concession sur la qualité des matières premières et du procédé de fabrication. Pour preuve, ces cuves de fermentation, carrées et horizontales qui ont été spécialement fabriquées pour la brasserie. Elles sont garantes d'un profil aromatique unique qui disparaîtrait avec l'arrivée des fameux CKT, ces grandes cuves cylindro-coniques, très économiques (elles prennent peu de place), mais qui ont fait perdre à beaucoup de bières, quoiqu'on en dise, leur beau caractère fruité.

En voici une:

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Je ne vais pas rentrer aujourd'hui dans le détail de la fabrication, cela fera l'objet d'une autre communication, mais sachez que de la cave de garde, au lavage des bouteilles, et au soutirage, nous auront tout vu avant de passer au moment attendu par beaucoup, la dégustation.

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Olivier nous fait la totale, je n'ai pas pris de notes, donc juste quelques mots pour vous donner un peu du parfum de ces bières hors du temps.

On commence par la biolégère, qui porte bien son nom, environ 3% d'alcool, c'est un peu amer, un peu épicé, juste ce qu'il faut pour remettre la ligne de base de nos papilles à niveau.

Je sais qu'Olivier brasse également une pils, mais en quantité très confidentielle. Je voudrais la regoûter, ce que je n'ai pas fais depuis des années. Ni une ni deux, Olivier prend son plateau et traverse la rue pour en chercher quelques une au café d'en face. La bière est assez mal servie (sans faux col;-), ce qui agace Olivier, mais elle est très bonne. Une des dernières "pur malt" si pas la dernière en Belgique. Assez amère également, mais l'amertume est de qualité et bien intégrée dans le malt. Bière non stabilisée, on y retrouve également le goût de houblon résineux et fruité des meilleures bières allemandes. Tout le monde n'apprécie pas en raison de l'amertume élevée, mais qu'est ce que c'est bon de retrouver un vrai goût de malt et de houblon dans une pils. Grand moment et grand plaisir pour moi; ah oui j'oublie de citer son nom, la Redor. Ne la cherchez pas dans le commerce, elle est presque uniquement disponible en fût et dans les villages avoisinants.

On passe ensuite à la comparaison des Saison Dupont, version bio et conventionnelle. La bio est pour moi une des meilleures bières de soif, même si elle titre déjà 6,5% d'alcool. La bio présente un arôme de houblon plus marqué, mais aussi plus fin, plus complexe, sur l'orange sanguine, le pamplemousse rose. La conventionelle est bonne, un peu plus ronde, mais un peu moins fraîche (elles ont le même âge pourtant). De l'avis général, elle paraît terne à côté de la bio. Intéressant et à confirmer.

Ensuite nous passons aux Moinettes Blondes. La bio est un peu plus colorée, très aromatique, beaucoup de fruit et de houblon, beaucoup de mâche aussi et une amertume marquée. La conventionelle est plus ronde, moelleuse, plus consensuelle. je ne voudrais pas devoir choisir, j'aime les deux!

La Moinette Brune offre des arômes de fruits et de malt caramel prononcés qui se prolongent en finale. C'est une bière de caractère, loin des canons actuels, mais savoureuse.

La suivante, "Avec les Bons Voeux" n'était brassée que pour les fêtes, mais vu sa qualité, et la demande insistante des clients, elle est maintenant disponible plus souvent. C'est une bière de dégustation, qui titre plus de 9%, dont le houblonnage est assezparticulier, puisquon y rajoute du houblon à cru, c'est à dire en bière finie (le dry-hopping). Elle gagne ainsi en complexité avec des notes résineuses et florales qui lui apporte beaucoup de fraîcheur. Elle est puissante, l'amertume complètement intégrée à la matière apportée par le malt. A regoûter calmement, j'ai envie de lui accorder un focus bientôt, elle le mérite bien!

Nous terminons par la bière au miel. Olivier utilise notamment du miel de chataignier, qui donne à la bière beaucoup de caractère, la bière est cependant très sèche, sans sucres inutiles, uniquement du miel en parfums et arômes de bouche. Pas ma préférée, mais une belle réussite pour les amateurs d'hydromel et de miel.

J'oublie de parler des fromages proposés par la belle crèmière;-) Pascale!

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Les fromages sont de sa réalisation, un pâte "dure" au lait de vache, très gras et onctueux, un autre qui voit un peu de houblon et de malt, un vrai délice. Un troisième qui a veilli environ un an, très aromatique et puis pour terminer une pâte molle, affinée à la Moinette, développant des arômes qui ne sont pas sans rappeller un bel époisses, grand!

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Olivier et Pascale nous auront gardé près de 4 heures, un grand merci à tout les deux.

Mais personne n'a envie de repartir sans faire de provisions; c'est le cas de René, qui, on l'aura remarqué penadnt tout le week-end, a une grande sympathie pour les magnums, qu'ils soient de Joute ou de Moinette.

Voilà, le week-end est terrminé, nous sommes vannés, vannés mais heureux. Cette idée de visite de brasserie avec des vignerons est vraiment une expérience intéresante, la fois prochaine, je les emène chez Cantillon!

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11:37 Écrit par Laurent dans Breweries | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/03/2007

WESTMALLE TRAPPIST TRIPEL (94/100)

Westmalle Trappist Tripel, Alc 9,5 % vol, 33cl, 28/12/2008 (94/100*)

C'est sciemment que j'ai choisi de commencer cette revue des bières belges par la Triple Westmalle! C'est une bière de dégustation, mais qui a su conserver beaucoup de fraîcheur et de digestibilité, grâce à un houblonnage sans concession. J'ai du en boire, avec des amis ou seul, comme apéritif ressourcant après une journée chez Inbev, des hectolitres. Je vous rassure, c'est bien sur 25 ans. Mais je me demande quand même si je n'en ai pas bu, au total, un brassin complet ;-). Enfin, quand on aime on ne compte pas hein!

La bouteille que j'ouvre aujourd'hui est datée du 28/12/2008, non je ne voyage pas dans le temps, c'est la date de péremption. Puisque la bière est achetée récemment, facile d'en déduire que sa période de conservation est de 2 ans et que celle-ci a donc été soutirée (mise en bouteille) le 28/12/2006. Elle a donc seulement 2 mois de bouteille.

Je préfère me servir la bière fraîche et la laisser gentiment se réchauffer dans le verre afin de suivre l'évolution des arômes. Celle-ci sort du frigo à environ 6°C. Dès l'ouverture, rien qu'en versant gentiment la bière dans le verre ad hoc (pas de verre INAO cette fois) afin de créer un beau col de mousse, des arômes puissants de banane bien mûre et d'ananas viennent titiller mes narines. C'est bien de la Westmalle Triple!

La robe est un peu plus dorée que dans mes souvenirs (mais pas autant que sur la photo;-), la mousse se forme magnifiquement, constituée de petites bulles solidement accrochées les unes aux autres.

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La première gorgée laisse percevoir, en plus des arômes fruités, des notes intenses d'agrumes (citron confit, pamplemousse), guidées vers mes neurones olfactifs par une saturation en CO2 millimétrée. La bouche est puissante, savoureuse, avec du corps; un corps relativement moelleux, bien soutenu par une amertume épurée, non contaminée par du sucre résiduel (la plaie que doivent subir beaucoup de bières actuelles). La finale, un peu plus courte qu'attendue, est encore sur cette amertume digne, filant vers le zeste d'orange, l'abricot sec et un peu de réglisse. Les gorgées se succèdent avec plaisir et cernent petit à petit la complexité.

Au réchauffement, des notes un peu plus lourdes de fruits secs, de fleurs séchées et de foin prennent le pas sur le fruité opulent. Il ne faut pas dépasser, à mon avis les 10°, pour la boire, mais c'est tellement bon qu'on ne lui en laisse pas le temps.

Verdict: 94/100, le haut de gamme! Mais comme je suis exigeant, j'aurais aimé un peu plus de longueur, et un peu plus de complexité ou de fraîcheur au réchauffement. Il parait que la recette n'a pas évolué en 50 ans, difficile à vérifier, mais ce qui est sûr, c'est que c'est un vrai patrimoine brassicole à préserver et qu'il ne faut pas la modifier pour moi;-). Juste peut-être quelques touches à ajusterdans le procédé. Mais passons, cette bière est un exemple, et probablement LA référence dans sa catégorie. Ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle "la mère de toutes les triples"! Pour en savoir plus sur l'abbaye et leurs bières visitez le Site de l'abbaye de Westmalle

Santé!

10:48 Écrit par Laurent dans Belgian Beers | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |